lundi 23 février 2009

Published lundi, février 23, 2009 by Michel G with 0 comment

La Conscience

Seule la Conscience (ou Soi, Cela, Être, Réalité, Esprit ultime) est. Elle l'Ici et Maintenant de moi-même. Elle mon "Je" véritable. Elle est une Une, indivisible, illimitée (sans borne, sans repère, sans limites ...). Etant Une, elle sans altérité. Elle est atemporelle et aspatiale, parler d'espace et de temps est un non-sens. Elle est vide, donc sans objet. Elle est inconnaissable, elle donc impensable, indéfinissable.


Elle n'est pas "autre", elle n'est pas dans un "ailleurs", un "au-dela". Elle est "Ma substance" ce que "Je suis", elle est mon "Ici" à 0 cm de toi. Elle est aussi le Présent que me fait la Vie dans la réalité présente intemporelle.


Elle est ressentie comme ce Silence-Vide insondable et Ô combien profond, en toi-même dans le plus grand calme de ton mental apaisé. Le problème peut être que le mental ait peur du vide, il déteste le vide. Donc il faut que le mental, soit sécurisé par une grande Confiance et cela en poursuivant l'investigation, le questionnement. Tu comprends, cela doit se révéler d'une façon évidente et très claire. Et surtout très, très simplement, la complication éloigne et perturbe.


Pourquoi ne pas définir la Conscience:

La Conscience est !!!!!!!! indéfinissable !!!!!!! tant que cela n'est pas clairement vu, on piégé est par le mental.

On ne peut pas se définir soi-même, de même que l'on ne peut pas voir ses propres yeux, son visage. Il faut l'accepter comme une vérité première. D'ailleurs cette vérité, se révèle d'elle-même, devient évidente tout naturellement. Cela à partir de la réalisation du "rien", du point du vue du monde relatif.

Précisions à propos du monde relatif:
La tradition, les Jivanmukti .... enseignent qu'il n'y a qu'une seule Réalité, Conscience, Origine unique, sans-limites spacio-temporelles .... (voir l'abondance de témoignages à ce propos). Elle est unique en ce sens que parler "d'autre qu'Elle" est un contresens.

Avec le langage, on peut tenter de la définir, mais "mission impossible". On peut seulement pointer vers Elle, tourner autour, mais sans jamais la saisir, elle est comme l'eau qui nous glisse entre les doigts.

Pour souligner l'impuissance du langage, un exemple:
J'affirme: "Cela est"

C'est peut-être une des moins mauvaises définitions. Moins mauvaise que de dire "Elle est ceci ou cela" car dans ce cas, c'est en faire un objet mental, l'amoindrir, la réduire, la mettre en boite, l'egotiser, la déifier.

Mais affirmer: "Cela est" est encore faux, c'est toujours un concept, un vision théorique du mental.
1 - "Cela" implique "implicitement" qu'elle serait un autre, un tiers.
2 - "est" suggère qu'elle est existante. Au même titre que tout objet mental. Comment peut-on parler d'existence, ce qui implique naissance.

Elle est sans-limites, car à ce niveau parler d'espace est une hérésie, un non-sens. Dire qu'elle est au-delà de l'espace, n'a également pas de sens. Comment parler de qqchose, qui est un pschitt.... rien du tout.

Même raisonnement, pour le temps. Au niveau de la Conscience, parler de temps est également un contre-sens.

Ex-ister, implique l'espace-temps. Donc impossible d'affirmer: "Elle existe" ou "Elle est" et son contraire.

Donc, il faut bien se rendre à l'évidence, qu'on ne peut pas définir la Conscience et toute tentative de vouloir le faire est voué à l'échec. Donc de côté là, pas d'échappatoire. Ce n'est que temps et peine perdus. C'est ce leurrer.

!!!!!! On ne peut pas définir ce que l'on Est !!!!

En revanche, on peut définir, mettre en évidence, tout ce qu'on est pas. Tout ce qu'on n'est pas, c'est tout ce que l'on croit être. Alors là, on peut jouer, défaire les noeuds, décortiquer, démonter les mécanismes. A la louche, on peut dire qu'on a tout faux. Et tout ce faux, on le prend pour le Vrai. Erreur fatale et tragique. Le reconnaître, c'est c'est libérer. On prend pour vérité tout ce que l'on se représente dans la tête, alors que tout cela n'est que de la mémoire, du passé sans réalité.

On peut dire qu'en s'identifiant à la masse d'informations, conditionnements, vécus, etc ... stockés dans ce mega-réservoir qu'est la mémoire: on dé-réalise la Réalité. On l'on la cuisine, l'arrange à notre propre sauce personnelle. On y sur-ajoute de l'illusoire "personnel"

Demeurer, rester en soi-même, dans cette pseudo-réalité qu'est le monde. Mais qui pourtant apparait comme bien réelle aux sens. Ce n'est qu'à partir de nous-même que l'on peut se libérer de la croyance que l'on est asservi.

Il n'y rien d'autre que le Néant...Le Néant dans le triple sens suivant: Le Néant car le petit Moi (l'ego) doit mourir, le disciple doit devenir "rien". Le Néant, car les étapes supérieures de la conscience représentent le Néant pour l'esprit, c'est une chose inaccessible qui ne peut être perçue. La compréhension totale du point de vue de l'esprit n'étant pas possible, on se retrouve face au Néant. Enfin, le dernier sens, le plus sublime, est celui où l'on se fond avec l'Océan Lumineux de l'Infini. Je pense que c'est de cette façon qu'il faut le comprendre, et c'est ce que Bhai Sahib voulait dire lorsqu'il parlait du Néant et de l'Unique.
(Tweedie 1978, pp. 775)

J'ai vidé la coupe:
Il n'y a maintenant rien d'autre
que l'extase de l'annihilation.
(Liebert 1981, pp. 45)








    email this       edit

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire